Carence en vitamine D3 : Qui sont les plus touchés ?

Ce n’est plus un mystère, les Français manquent de vitamine D3 à l’approche des saisons froides notamment. Finis les chauds rayons du soleil estival, les températures plus fraîches contrarient la synthèse de la vitamine D3 par la peau et les réserves sont déjà à vide une fois la fin de l’automne venue. Un phénomène global donc mais qui aura tendance à toucher tout particulièrement certains sujets. Pas tous égaux face à la carence en vitamine D3 ? Zoom sur les personnes les plus à risque. 

Les personnes âgées

L’avancée en âge voit généralement une progression du déficit en vitamine D3 du fait notamment d’une altération de la synthèse cutanée mais aussi d’une dénutrition ou d’une baisse du métabolisme hépatique ou rénal. Et puisque l’exposition au soleil reste l’un des meilleurs moyens d’éviter une carence en vitamine D3, on sera particulièrement attentif aux personnes résidant en institution médicalisée et sortant peu. 

Les femmes enceintes

Les femmes enceintes accouchant au printemps ou en hiver se révèlent particulièrement sensibles au déficit de vitamine D3.

Maladies chroniques ou auto-immunes

Intolérance au gluten, diabète, cancers évolutifs, insuffisances viscérales, maladies inflammatoires de l’intestin, certaines pathologies altérant la bonne absorption des graisses et des vitamines liposolubles par l’organisme auront tendance à rendre les patients plus sensibles aux carences en vitamine D3. Un tentera ici de contrebalancer le déficit par la consommation de produits laitiers enrichis..

Surpoids

Si le surpoids ou l’obésité ne gênent en rien la synthèse de la vitamine D par la peau, la présence plus élevée de graisse corporelle entraînera des besoins plus élevés en vitamine D3. Liposoluble, celle-ci aura en effet trop souvent tendance à se diluer avant d’avoir eu le temps d’être stockée par l’organisme.

Protection solaire

La sécrétion en vitamine D3 pourra aussi être empêchée par le port de vêtements trop épais gênant le passage des rayons du soleil, au même titre que l’application d’une crème solaire. On estime ainsi qu’une protection solaire indice 30 diminuerait de 97% la capacité de la peau à synthétiser la vitamine.

Pigmentation de la peau

La pigmentation de la peau fait office d’écran solaire naturel. Les sujets de peau noire nécessiteront ainsi un temps d’exposition au soleil 3 à 5 fois supérieur à celui préconisé pour les personnes de peau blanche, et jusqu’à 10 fois supérieur pour les peaux les plus foncées ! 

Prise de médicaments

Attention aussi à certains médicaments (anticonvulsivants, traitements contre le SIDA..) capables de perturber le métabolisme de la vitamine D3 ou d’augmenter le risque de déminéralisation osseuse. 

Lieu de résidence

C’est enfin la zone géographique avec sa pollution, ses types d’habitat et son taux d’ensoleillement qui pourra être ou non facteur de carences en vitamine D3. D’une manière générale, on constate ainsi que les personnes habitant les régions les plus au nord seront plus susceptibles de développer des carences avec leurs risques associés.

À noter toutefois qu’aucune tranche de la population n’est pleinement épargnée. Quel que soit le profil, une amélioration des apports en vitamine D3 sera forcément bénéfique !

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