Culture et entretien du Gingembre sauvage (Hedychium)

Gingembre sauvage

Une plante exotique spectaculaire

Pour ceux qui aiment les couleurs et les formes spectaculaires, l’hédychium est la plante ornementale parfaite pour ajouter une touche tropicale à vos salons, terrasses et jardins.

Origine

L’hedychium est un genre botanique de plantes vivaces fleuries appartenant à la famille des Zingiberaceae, qui comprend également le gingembre et le curcuma. Hedychium, le gingembre ornemental, comporte 140 espèces différentes dont 87 officiellement acceptées qui sont originaires pour la plupart des régions tropicales et montagneuses d’Asie – notamment Inde et Himalaya.

Fleur, feuille, couleur

Les gingembres sauvages sont des plantes fleuries pérennes au feuillage caduc. Ils poussent en éventail, peuvent croître de 25 cm par an, et atteignent au bout de 2 à 5 ans leur taille de maturité qui est de 1,5 m à 2,5 m en hauteur et de 0,5 m à 1 m en largeur. Les gingembres sauvages se caractérisent par leurs racines épaisses en forme de rhizome. Les tiges sont simples, droites et épaisses, avec une texture lisse et une couleur vert moyen. Les grandes feuilles droites et pointues sont placées en deux rangées et ont une forme lancéolée. Les inflorescences sont des épis et réunissent des fleurs très grandes et colorées, le plus souvent jaunes, blanches ou orange moyen, en forme de trompette ou de papillon qui ont des étamines protubérantes orange à rouge foncé.

Très populaires dans nos contrées, les hedychiums se présentent dans un grand nombre d’espèces et de cultivars. Tout d’abord, Hedychium densiflorum, comme nous l’indique son nom une espèce très florifère. Originaire de l’Himalaya, elle possède une rusticité jusqu’à -18°C qui en fait l’espèce la plus résistante du genre. Ses fleurs tubulées groupées en épi mesurant jusqu’à 20 cm sont orange intense ou jaunes. Les feuilles vert profond mesurent jusqu’à 40 cm en longueur. Les fleurs du cultivar Hedychium densiflorum ‘Assam orange’ rappellent en effet la couleur orange profond du thé Assam. Elles sont plus petites et ramassées que celles de l’espèce type mais plus intenses en couleur. Le cultivar Hedychium densiflorum ‘Stephen’ a des inflorescences plus grandes et aériennes que l’espèce type. Ses fleurs sont bicolores blanc crème et orange foncé. L’espèce Hedychium gardenarium se distingue par ses fleurs en forme de papillon jaunes aux étamines contrastantes orange foncé réunies en grappes mesurant jusqu’à 35 cm. Il est rustique jusqu’à environ -10°C. En termes de floraison, c’est l’espèce Hedychium coronarium qui l’emporte avec ses fleurs en forme de papillon blanches à gorge jaune et aux étamines couleur safran.

Floraison

Les belles fleurs des gingembres sauvages se montrent de juillet à novembre.

Utilisation

Les gingembres sauvages sont des plantes extrêmement décoratives dont le feuillage luxuriant et dense ainsi que les inflorescences colorées et abondantes ajoutent une touche exotique à tous les salons, terrasses et jardins.

Comment planter les gingembres sauvages?

Période de plantation

Les meilleurs moments pour planter les gingembres sauvages en pot ou en pleine terre sont du début du printemps au début de l’été – de mars à juin – ainsi qu’en automne, – en septembre et octobre.

Les graines des gingembres sauvages peuvent être plantées dès le mois de février sous cloche ou en serre, à l’intérieur. Pour germer, ils ont besoin d’une température constante de 21° à 24°C.

Méthode de plantation

Afin de bien protéger les rhizomes des gingembres sauvages contre les fluctuations du thermomètre, il est recommandé de les recouvrir avec une couche de paillis – écorces de pin etc.

Substrat

Le substrat idéal pour la culture des gingembres sauvages est un terreau argileux, crayeux et sablonneux, riche en humus et bien humide, mais toujours bien drainé. Pour des terreaux trop denses et lourds, il est recommandé de les ameublir avec du sable ainsi que du gravier de pierres naturelles. Des sols trop secs et pauvres peuvent être enrichis par quelques poignées d’humus. Le rajout d’une bonne dose de compost au moment de la plantation aide les gingembres sauvages à bien s’épanouir.

Quant au pH du sol, les gingembres sauvages ne sont pas difficiles et supportent aussi bien un substrat acide que neutre ou alcalin.

Engrais

De mai à septembre, durant la période de croissance, il est recommandé d’ajouter de l’engrais tous les 15 jours.

Comment entretenir les gingembres sauvages ?

Exposition lumineuse

Les gingembres sauvages aiment la lumière et préfèrent des endroits ensoleillés à mi-ombragés à l’abri des intempéries et avec une exposition sud, est ou ouest.

Arrosage

En période de croissance, les hédychiums ont besoin d’un arrosage régulier et copieux. La terre ne doit jamais être sèche !

Taux d’humidité

Surtout en été, il est recommandé d’humidifier régulièrement les gingembres sauvages en vaporisant de l’eau non calcaire à même les feuilles et les fleurs. De plus, une atmosphère moite à humide prévient l’infection de la plante par des acariens.

Taille

Une taille n’est pas requise dans la culture des gingembres sauvages. Il suffit d’enlever au fur et à mesure les feuilles mortes ainsi que les fleurs fanées.

Multiplication

Les gingembres sauvages peuvent être multipliés par semis ainsi que par division du rhizome au printemps.

Rusticité et protection

Assez robustes malgré leurs origines tropicales, les gingembres sauvages supportent des températures négatives modérées – les espèces originaires des régions montagneuses en altitude de l’Himalaya telles que Hedychium gardenarium et Hedychium densiflorum supportent même des températures jusqu’à et au-delà de -10°C. Une couche épaisse de paillis suffit pour protéger leur rhizome dans des hivers peu rigoureux. En cas de gel prolongé, il est cependant préférable de rentrer les plantes à l’intérieur.

Maladie et parasites

Les gingembres sauvages ne sont pas sujets à des maladies. Quant aux nuisibles, ils ne craignent que tetranychus urticae, l’acarien jaune tisserand ou araignée rouge des serres, ainsi que les pucerons.

Pour ce qui est des araignées rouges, ce sont des nuisibles très difficiles à combattre efficacement avec des insecticides contre lesquels ils ont développé des résistances au fil des dernières décennies. Pour les éliminer de façon efficace, il est alors préférable de recourir à des solutions écologiques telles que les larves de coccinelles noires ou encore les phytoséiides – notamment l’espèce phytoseiulus persimilis, des acariens utiles, qui se nourrissent des espèces nuisibles de leur famille.

Les pucerons se laissent combattre avec les produits chimiques usuels que l’on peut trouver dans les magasins de jardinage. Pour ceux qui souhaitent une solution plus écologique, deux alternatives se posent : la vaporisation d’une solution aqueuse à base de savon noir – 1/10 de savon noir liquide du type Briochin ou Rainette mélangé avec 9/10 d’eau – ou encore l’implantation de larves de coccinelles – adalia bipunctata –, gros mangeurs de pucerons, que l’on peut acheter en magasin et en ligne. Un autre insecte utile est la chrysope verte, chrysoperla carnea, qui se nourrit également des pucerons et soulage efficacement vos plantes.

Gingembre sauvage : liste des différentes espèces

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