Quels sont les symptômes d’une carence en vitamine D3 ?

Les chiffres concernant le manque de vitamine D3 sont plutôt affolants. D’après l’Étude Nationale Nutrition Santé publiée en 2012, c’est environ 80% de la population française qui souffrirait d’insuffisance en vitamine D. Autrement dit, seul un français sur cinq dispose des 20 nanogrammes de vitamine D par mL de sang requis pour être en bonne santé. On parlera de carence en vitamine D3 lorsque ce seuil se situe en-dessous de 12 nanogrammes par mL de sang, ce qui n’arrive heureusement que plus rarement et concerne principalement les personnes âgées. Divers mais toujours problématique, l’impact de telles carences n’est certainement pas à prendre à la légère !

Les os, premiers touchés

Premier effet d’une carence en vitamine D3 ? L’affaiblissement global de l’ossature. Un trouble que l’on désigne généralement comme une perte de densité osseuse et qui s’avère fréquent avec l’avancée en âge mais dont l’effet se voit considérablement amplifié en cas de manque de vitamine D3. La vitesse et l’ampleur de la perte osseuse varieront d’ailleurs drastiquement d’un individu à l’autre. Si ce phénomène concerne essentiellement les séniors, les personnes plus jeunes sont aussi concernées par ce rachitisme des os mais dans une mesure encore mal connue, aucune étude complète n’ayant été publiée dans ce domaine. La perte de densité entraînera elle-même des problèmes bien plus graves, à savoir une fragilité accrue du squelette avec à terme la multiplication des fractures.

Déminéralisation dentaire

Dans la continuité de l’affaiblissement osseux pouvant conduire à l’ostéoporose, on notera qu’une carence en vitamine D3 implique aussi une vigilance accrue concernant la santé dentaire et des gencives. En cas de manque de vitamine, c’est l’os protecteur qui les entoure qui se déminéralise rendant les dents plus fragiles face aux agressions. C’est la parodontose et elle se traduira par un risque de caries plus élevé suivi d’une infection gingivale dans les cas les plus sérieux.

Troubles musculaires

Toute carence en vitamine D3 est également connue pour être la source de divers maux d’ordre musculaire. Dans la plupart des cas, il s’agira de faiblesses relativement gênantes mais qui pourraient poser problème, voire devenir dangereuses, pour les personnes les plus vulnérables : nos aînés, une fois de plus mais aussi globalement les sujets alités ou ne pratiquant pas suffisamment d’activité physique. En cas de faiblesse musculaire, le risque de chute est réel pour les plus de 50 ans. 

Fatigue et petits désagréments

Plus généralement, le manque de vitamine D3 engendrera un état de fatigue inhabituel. Loin de n’être qu’un simple petit coup de mou toutefois, il s’avère qu’une carence en vitamine D3 provoque aussi une baisse des défenses immunitaires. Résultat, une personne carencée aura plus de chance d’attraper des maladies bénignes telles que le rhume ou plus sérieuses comme des infections respiratoires. De manière plus surprenante, on constate que le manque de vitamine D3 provoque enfin crampes et problèmes cutanés. Rien de bien grave dans l’ensemble toutefois, on parle essentiellement d’une peau plus sèche qu’à l’accoutumée et de gêne musculaire mais le trouble reste contraignant comme tous les symptômes d’une carence en vitamine D3 [N+2].

Un petit coup de déprime ?

La vitamine D3 ayant la particularité, tout comme l’oméga 3, d’intervenir directement sur l’humeur via la régulation de la sérotonine, un petit coup de blues peut aussi s’expliquer par une carence. Attention toutefois, la vitamine D3 peut prévenir les risques de dépression mais elle n’est pas la réponse à tous les problèmes d’ordre psychologiques. Une supplémentation rapide en vitamine D3 pourrait cependant diminuer le risque de troubles neuropsychiatriques et améliorer à terme certains dysfonctionnements du cerveau.

Attention aux enfants !

Si les personnes âgées comptent parmi les sujets les plus susceptibles de développer une carence en vitamine D3 [N+2], celle-ci se manifestera également chez les mineurs et d’une façon similaire à ceci près qu’elle aura ici des effets sur la croissance. On parle d’un ralentissement voire d’un arrêt de la croissance et des développements moteur, ce qui peut s’avérer relativement dangereux. Plus l’enfant sera jeune, plus l’impact d’une mauvaise croissance se fera problématique. Dans le cas du nourrisson, on constatera par exemple un retard dans la formation de la fontanelle située sur le crâne des bébés, mais aussi une formation osseuse potentiellement irrégulière. Prudence donc pour les plus fragiles.

Aliquam justo felis sem, sit felis amet, libero dolor. consectetur tristique odio