Pourquoi Floralia Nature ?
Ce site est parti d’un moment sans intérêt. Une salle de bains qui n’était pas la mienne, un pot posé sur le rebord du lavabo, et une liste d’ingrédients que j’ai lue jusqu’au bout par désœuvrement. Une quinzaine de noms latins, dont pas un seul que j’aurais su désigner du doigt dans un jardin. Je m’appelle Arnaud Bruckler, je travaille dans le référencement et je passe l’essentiel de l’année à l’étranger.
La cosmétique végétale est un domaine où le vocabulaire fait écran : on achète un nom commercial, on lit une composition en latin, et rien n’indique comment passer de l’un à l’autre. Floralia Nature s’occupe de ce passage. Le site prend le problème par le bas, dans l’ordre où les questions se posent réellement : ce qu’est la peau et comment elle est construite, ce qu’est un produit cosmétique au sens réglementaire, ce que recouvre le mot phytocosmétique, et quelles plantes exotiques reviennent le plus souvent dans les formules.
Le vivant devenu matière, vu du musée des Confluences

Le musée des Confluences occupe la pointe sud de la presqu’île de Lyon, là où la Saône rejoint le Rhône. Il a ouvert le 20 décembre 2014, dans un bâtiment dessiné par l’agence Coop Himmelb(l)au dont la partie vitrée s’appelle le Cristal. Ses collections viennent pour l’essentiel du Muséum de Lyon, l’ancien musée d’histoire naturelle Guimet, et couvrent aussi bien les sciences naturelles que les sociétés humaines : environ 2,2 millions d’objets, dont trois mille seulement sont exposés.
Ce qui m’a retenu ce jour-là n’est pas une salle en particulier, c’est la mécanique du lieu. Un organisme vivant y devient un spécimen, le spécimen devient une pièce de collection, la pièce reçoit un numéro, une étiquette et une place dans une réserve. Une plante récoltée pour une crème passe par une suite d’opérations du même genre. Elle est coupée, séchée, broyée, extraite, dosée, puis elle réapparaît sous un nom latin, à un certain rang, au dos d’un emballage.
C’est cette suite d’opérations que j’essaie de rendre lisible ici : d’où vient la plante, sous quelle forme elle entre dans une formule, à quel rang elle apparaît sur l’étiquette. Ce qu’un produit ferait ou ne ferait pas relève d’un tout autre régime de preuve, encadré par des textes précis, et je préfère y renvoyer plutôt qu’ajouter du bruit à un domaine qui en produit déjà beaucoup.
Qui tient ce site
Autant répondre à la question qui vient : ce site ne vend rien et personne ne me paie pour l’écrire. Il existe parce que fabriquer un site est exactement ce que je sais faire. Je travaille à mon compte depuis 2012 sur la popularité des sites dans les moteurs de recherche, un métier qu’on appelle le netlinking. Pour mes clients, cela repose sur l’achat d’emplacements de liens et sur la création de réseaux de sites éditoriaux. Monter une plateforme, la remplir, la tenir à jour : je fais ça toute l’année pour d’autres. Ici, la seule différence est que le sujet, c’est moi qui l’ai choisi.
Mes autres terrains
Je travaille d’où je me trouve, et ce que je vois en route finit rarement dans un carnet, souvent sur un site. Altermonde Sans Frontières sert à cela : le quotidien du déplacement, les endroits, les gens, ce qui coince. Conservation Nature répond à un besoin différent, celui de nommer correctement les espèces, et j’y interviens autant comme lecteur que comme rédacteur. Au fil des ans, j’ai monté d’autres pages du même genre, sur la botanique et sur les itinéraires à pied.
Le détail de mon activité professionnelle est sur arnaud-bruckler.fr. Sur Floralia Nature, la partie la plus utile reste celle qui traite des ingrédients actifs : c’est là que le latin des étiquettes redevient des plantes.
